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Comment s'affrmer en passant du "on" au "Je"



Quels avantages y a-t-il à procéder de la sorte ?

- D’une part, celui qui parle se sent protégé par le groupe et la personne à qui il s’adresse se trouve alors face à un groupe plutôt qu’un individu, ce qui est tout différent sur le plan relationnel.
D’autre part, ce faisant, la personne réduit le risque de « ne plus être aimée », un enjeu important pour beaucoup de gens.

D’un autre côté, le « on » a pour effet de nous dispenser de l’engagement et de l’initiative courageuse qui font l’intérêt de l’existence.
Entreprendre est une attitude essentielle

Comme il s’agit de prendre des initiatives, elle comporte forcément un contact avec l’inconnu, la nouveauté.
Autrement dit, elle exige que l’on quitte ses zones de confort pour, au bout du compte les élargir, augmenter nos compétences, accroître le champ de l’expérience. Or,
« on » fait référence à une expérience collective intemporelle.…

« On a peur », « on ne sait pas ce qui peut arriver ».
En parlant comme ça, c’est comme si la personne faisait référence à des siècles d’expériences collectives.
Et c’est le cas… elle fait même référence à des millénaires d’expérience collective car nous sommes des mammifères et que nous portons la mémoire inconsciente de notre espèce. La psychologie génétique s’intéresse à ce genre de problématique.A une époque extrêmement lointaine, nous avons vécu en groupes et notre existence même dépendait de notre lien au groupe.
L’esprit grégaire sert donc à nous protéger des dangers auxquels sont exposés les individus égarés.
Mais, voyez, ça date d’une époque où le danger était une réalité physique bien réelle : nous étions bel et bien exposés à un danger de mort.
« On » paralyse

Quand nous disons « on », nous procédons à une généralisation si puissante que, dans la balance, notre initiative semble fragile et peu crédible.
En fait, « on » convoque un impensé collectif qui nous amène à croire que les choses sont telles et pas différentes : en l’occurrence, mortellement dangereuses : notre inconscient continue à croire qu’à chaque pas nous risquons la mort.
Alors, beaucoup d’entre nous, devant ce (supposé) danger constant, inhibent toute action : ils ne font rien, n’entreprennent rien.

Or, notre situation actuelle (je parle de ceux qui lisent ce blog…je ne nie pas que, sur terre, la précarité est le lot quotidien de beaucoup d’individus) est opposée à ce que croit notre inconscient : nous connaissons un confort et une sécurité inouïs. Nous sommes même englués comme des mouches dans ce confort. Et il faut à certains un courage colossal pour se mouvoir et entreprendre.
Dites « je » !

Face aux idées reçues, dire « je », c’est prendre les rennes de son existence et faire l’expérience de sa puissance, de sa capacité à décider.
C’est s’autoriser l’aventure (« ce qui arrive ») et connaître la joie alors que, sans audace, rien ne nous arrive et l’on ne vit pas.

Ecoutez l’enfant que vous êtes toujours!
Permettez-lui de s’ébrouer ! Faites des choses gratuites, pas permises ! Soyez vilains ! Soyez joyeux !

Que risquez-vous ?
Pas de mourir !
Vous risquez juste de déranger ceux qui n’osent pas !
Ils seront jaloux et vous diront que vous êtes nul !
Mais depuis quand doit-on plaire à tout le monde ?

Je suis justement tombée sur cette déclaration d’Hervé Lauwick, un cousin spirituel de Sacha Guitry :

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