Dix manières de rater sa vie

Dans cet article : découvrez si vos objectifs de vie vous conduisent dans l’impasse.

 

Objectif

 

Pour toute personne qui désire avancer dans la vie, une définition de buts à moyen ou long terme est une étape indispensable. D’où l’intérêt de la mener au mieux, et donc d’éviter les bourdes, ce qui n’est pas facile car les déterminants de nos aspirations échappent en grande partie à notre esprit conscient.

Pour vous aider, je vais donc vous donner dix types d’objectifs inadaptés.

Il en existe sans doute plein d’autres et ils ne sont pas mutuellement exclusifs. Laissez-vous donc aller à celui qui vous parle le plus. Pour le reconnaître, c’est très simple : c’est celui qui provoquera un impact émotionnel désagréable. Alors, très probablement, vous mettrez en place un mécanisme de défense de type cognitif (contester la pertinence d’une manière ou d’une autre…) ou comportemental (clôture de page immédiate). A vous de pouvoir dépasser votre réaction immédiate afin de saisir une information pouvant réellement vous aider.

Vous noterez en passant que chacun de ces objectifs, bien qu’inadapté, peut sans aucune difficulté être formalisé par la méthode SMART. Bien définir son objectif n’en garantit en rien la pertinence.

 

1) L’objectif influencé par la société

 

C’est un objectif qui a pour but de vous procurer du plaisir à travers le regard d’autrui en suivant les normes en cours dans notre Société, lesquelles valorisent le pouvoir, l’argent et la notoriété.

Exemple : devenir célèbre, devenir très très riche, avoir un enfant parfois (surtout pour les femmes)…

Pour y réfléchir : Si vous étiez seul(e) au monde, voudriez-vous quand même l’obtenir ? Etes-vous très sensible au regard d’autrui ? Etes-vous de nature peu affirmée ? Avez-vous naturellement du mal à savoir ce que vous voulez ?

 

2) L’objectif peu efficace

 

C’est un pseudo-objectif qui est en fait une méthode visant à atteindre un objectif plus élevé, méthode dont l’efficacité est présupposée de manière erronée.

Exemple : accumuler des diplômes universitaires pour mieux gagner sa vie, devenir célèbre pour se sentir aimé, devenir plus discipliné pour sortir d’une période difficile (les personnes qui attribuent une très forte efficacité à l’auto-discipline sont généralement celles qui l’appliquent au détriment de leur qualité de vie), devenir millionnaire pour être heureux.

Pour y réfléchir : demandez à des personnes de confiance si votre méthode est bonne. Demandez à des personnes ayant atteint votre objectif final quelle méthode ils ont utilisée.

 

3) L’objectif pour autrui

 

C’est celui que l’on poursuit pour satisfaire le désir d’un autre, et non le sien.

Exemple : devenir médecin comme son père, gagner beaucoup d’argent quand on vient d’une famille très modeste même si l’on n’aime pas ça, avoir un corps parfait pour plaire à son conjoint, avoir un enfant juste pour son conjoint ou pour donner des petits-enfants à ses parents.

Attention : très souvent ce que l’on croit être le désir de l’autre n’est pas la vérité. Ainsi, on peut croire dur comme fer que sa famille attend qu’on réussisse polytechnique sans qu’ils en aient en définitive rien à faire.

Pour y réfléchir : Demandez à vos proches ce qu’il vous faudrait pour être heureux. Observez leur réaction si vous leur parlez de poursuivre un objectif autre que celui que vous supposez qu’on attend de vous. Observez les émotions que vous ressentez quand vous vous imaginez avoir atteint votre objectif (indices : l’absence de satisfaction, se voir à la troisième personne, ne se voir qu’en présence de vos proches)

 

4) L’objectif inadapté à votre personne

 

Nous avons tous une personnalité et nous avons tous des peurs et des limitations. L’objectif inadapté est celui qui exigerait de vous des capacités s’éloignant trop de qui vous êtes et qui, de manière générale, s’appuie beaucoup plus sur la correction de vos points faibles que sur l’utilisation de vos points forts.

Exemple : Monter une entreprise si vous êtes d’un caractère très anxieux, devenir commercial si vous êtes inhibé de nature, devenir concertiste si vous commencez le piano sur le tard.

Pour y réfléchir : Observez vos points forts et vos points faibles et voyez sur quoi s’appuie la réalisation de votre objectif. Observez vos échecs passés et voyez si vous vous étiez de même fondés sur l’amélioration de vos points faibles sans y parvenir. Souvent les gens qui ont une mauvaise image et ont un rapport un peu sadique à eux-mêmes choisissent ce type d’objectif.

 

5) L’objectif surestimant votre contrôle sur les événements

 

Contrairement au précédent qui surestimait le contrôle sur soi, celui-ci surestime les possibilités du monde dans lequel nous vivons et nie les forces puissantes agissant dans notre Société et qui freinent les évolutions des individus. C’est un objectif fréquent car la littérature de développement personnel et les discours de type « quand on veut on peut » y incitent fortement, en s’appuyant sur des exemples réels de personnes y étant parvenu. Or, les probabilités ne vont pas dans ce sens, ce qui expose fortement aux déceptions et au temps perdu pour rien. Croire en soi, c’est bien, mais le faire en conservant le sens des réalités c’est mieux.

Exemple : Devenir millionnaire en publiant votre premier roman, gagner au loto, créer dans votre garage une société qui va exploser (type Apple ou Microsoft), devenir président de la république ou le prochain Mickaël Jackson.

Pour y réfléchir : Souhaitez-vous réussir comme une personne célèbre en particulier ? Etes-vous sensible aux arguments tels que « si lui l’a fait, je peux le faire » ou « si une personne sur dix mille seulement y arrive, pourquoi ça ne serait pas moi » ? Prenez-vous plaisir à vous imaginer comme ayant été le premier à réussir quelque chose que personne n’a jamais fait ?

 

6) L’objectif corvée

 

C’est l’objectif perfectionniste, que l’on poursuit pour le plaisir anticipé de sa réalisation mais sans avoir de plaisir à la tâche au quotidien.

Exemple : tout objectif que vous ne poursuivez qu’en mobilisant de l’auto-discipline.

Pour y réfléchir : êtes-vous de nature perfectionniste ? Parvenez-vous à avoir des émotions positives en vous visualisant à la tâche ou bien celles-ci n’émergent que si vous imaginez l’objectif atteint ? Auriez-vous plaisir à ce que l’on dise de vous que vous avez une volonté de fer ? Ou au contraire pensez-vous que vous manquez d’auto-discipline (les deux sont signe de perfectionnisme) ? Avez-vous du plaisir au quotidien ? Parvenez-vous à vous accorder du plaisir sans raison ou ne le concevez-vous que comme une récompense si vous faites quelque chose ?

 

7) L’objectif premier ou rien

 

Encore un objectif perfectionniste, fréquemment associé au précédent : celui qui, s’il n’est pas atteint, induit l’idée que l’on a lamentablement échoué.

Exemple : tous les objectifs de type champion de ceci ou premier en cela qui n’accordent aucune valeur aux efforts faits pour les atteindre et où seul compte le résultat final.

Pour y réfléchir : si l’objectif n’est pas atteint, que penserez-vous de vous ? Considérez-vous que ceux qui ne sont pas premier sont des loosers ? Vos objectifs atteints vous donnent-ils satisfaction ou vous procurent-ils plutôt un curieux malaise indéfinissable ?

 

8) L’objectif contradictoire

 

C’est un objectif qui contient deux aspects mais dont vous avez une représentation idéalisée qui nie l’un des deux. Autrement dit : il vous place dans un conflit de valeurs.

Exemple : Monter une entreprise si vous n’aimez pas trop travailler ou détestez les responsabilités, devenir célèbre pour être aimé(e) par tous (le nombre de gens qui vous aime croît proportionnellement au nombre de gens qui vous méprisent), devenir un artiste reconnu tout en méprisant l’argent, avoir un enfant mais conserver du temps pour vous

Pour y réfléchir : Plutôt que de visualiser les aspects positifs de votre objectif réalisé, essayez de dresser la liste de ses inconvénients et de ce que vous présupposez sans être sûr. Lisez les témoignages et autobiographies de personnes ayant atteint l’objectif de vous visez, demandez conseil autour de vous. Tentez de trouver des contre-exemples (pour ceux recherchant la célébrité, ils ne manquent pas)

 

9) L’objectif potentiellement nocif à long terme

 

Ce que l’on fait aujourd’hui peut avoir des conséquences dans de nombreuses années. Vivre dans le présent c’est important, mais si celui-ci vous expose à des souffrances futures, cela mérite d’être pensé en pesant les coûts/bénéfices.

Exemple : Les objectifs à court et moyen terme qui risquent d’avoir des conséquences sur votre santé dans plusieurs années de type free fight, sport à haut niveau de compétition. Mais également qui vous empêchent de vous bâtir une sécurité financière pour l’avenir, qui vous bloquent l’accès à certaines possibilités importantes pouvant se présenter plus tard, dont la plus classique est d’avoir une famille et des relations harmonieuses avec elle.

Pour y réfléchir : Dressez les conséquences à long terme de vos objectifs à moyen et court terme. Demandez leur avis à des personnes plus âgées que vous. Demandez-vous si vous avez un bon équilibre entre votre vie professionnelle et personnelle.

 

10) L’objectif faussement altruiste

 

Vouloir aider les gens c’est bien. Le problème est que parfois (souvent) l’objectif sous-jacent et de recevoir une reconnaissance des gens que l’on aide, ce qui place la réalisation de son objectif dans les mains d’autrui, n’est pas très réaliste au quotidien (la reconnaissance n’est pas systématique, loin s’en faut) et induit colère et frustration. Charité bien ordonnée commence par soi-même.

Exemple : tous les objectifs sociaux et humanistes poursuivis au détriment de sa propre personne et que l’on trouve souvent chez les psys, les infirmières, les assistantes sociales, les éducateurs spécialisés, les bénévoles, et chez ceux qui se sacrifient pour autrui.

Pour y réfléchir : la phrase « trop bon, trop con » vous met-elle en colère ? Comment vous sentez-vous si vous aidez quelqu’un sans rien recevoir en retour ? Etes-vous très sensible à la souffrance d’autrui (au point d’en pleurer) ? Eprouvez-vous de la rancœur en l’absence de retour positif ? Admirez-vous des gens comme mère Teresa ou sœur Emmanuelle ? Avez-vous de très hautes valeurs humanistes ? Manquez-vous de soutien au quotidien ? Avez-vous beaucoup manqué d’amour dans votre enfance ? Pensez-vous que les autres sont plus importants que vous ? Eprouvez-vous du mépris envers l’argent et les valeurs productivistes ?

 

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Crédit photo : So&S.

  1. alexia boucher 13 décembre 2012

    Le paragraphe 2 me correspond très bien! je vivais pour mon compagnon, j’étais sous ses ordres et quand il m’a quitté c’était juste horrible! je tenais le coup avec mon boulot à nantes mais j’avais envie de tout plaquer… J’ai moins de 30ans, je n’ai pas encore totalement raté ma vie mais il va falloir que ça bouge! Pas envie de garder des gosses pendant encore 10ans..

    • Hervé Petit 28 février 2013

      « pas encore totalement raté ma vie » ? Vous êtes bien dure avec vous-même.
      Vous avez mois de 30 ans et êtes parvenue à quitter un compagnon horrible, je dirais plutôt que vous avez pris un très bon départ.

  2. sarah 4 février 2013

    Bonjour hervé
    j adore vous lire et relire …
    cet article est poignant
    limite insoutenable pour une personne comme moi qui ne sait plus trop ou elle en est ni ou elle va …et 36 ans déjà
    mais cet article est tellement tellement vrai
    car il nous sort d’un déni.
    j’ai tout de même une question :
    ou est la part du rêve,
    de croire en ses rêves
    fous soient ils
    on ne contrôle pas parfois et puis l ‘espoir fait vivre jour après jour ….Enfin je ne sais pas
    En lisant cet article j’ai eu mal car je me suis senti irresponsable, bourrée d’erreurs et d’image dans ma tête.
    La nette impression d’avoir vécu ces 10 objectifs en même temps.
    Pouvez écrire un article « Dix manière de réussir sa vie  »
    lol ;)

    • Hervé Petit 28 février 2013

      Merci pour votre commentaire. Bon, l’objectif de cet article n’était pas de vous déprimer, mais je conçois bien qu’il ne soit pas agréable de réaliser à sa lecture que l’on rame depuis des années dans des directions farfelues ou non pertinentes. J’espère donc qu’au moins il vous aura servi à prendre un certain recul.
      A mon sens, cet article ne s’oppose en rien à la part du rêve. Je ne suis pas du tout un adepte de la soumission totale de ma vie à des objectifs à long terme.

  3. Romain 22 mars 2013

    Je découvre avec beaucoup d’intéret votre Blog. Les articles sont souvent très justes, et nous ouvrent les yeux (en particulier celui-ci).
    Je suis d’accord avec Sarah, on se reconnait dans la plupart des situations. On se demande quoi faire de sa vie, si tous mes objectifs précédents ne sont que des mirages ?

  4. Alexandra 6 septembre 2013

    Bonjour, je trouve votre site très intéressant, mais je ne me retrouve pas vraiment, au contraire des autres. En réalité, je crois souffrir davantage de l’absence de projet que de projet inadapté. J’adorerais
    avoir des aspirations qui me feraient ne serait-ce qu’avoir un centre d’intérêt me procurant plaisir et diversion… Mais rien.

  5. gwenvael 12 septembre 2013

    Bonjour Alexandra, je ne crois pas qu’il faille dissocier la psychologie à la sociologie. J’aimerai trouver une tite femme avec qui je pourrai avoir des enfants et aimer cette famille et déjà pour moi ce serait un projet plus que merveilleux ! Donner l’Amour à son/sa partenaire et à ses enfants et un soutien est déjà pour moi un projet! Et maintenir cela est toujours le même projet même si les gens l’oublient trop souvent. Les projets personnels ne doivent en aucun cas, du moins à mon avis personnel, être un projet nécessairement matérialiste mais plutôt transcendantal. Il m’est difficile d’ exprimer par les mots ce que je suis à l’intérieur mais bon …

  6. Romane 16 octobre 2013

    Bonjour,
    Merci pour ces conseils. Pour ma part, j’ai 37 ans, et je pense être sur le point de completement rater ma vie. Je n’arrive pas à m’accorder du tout avec mon compagnon, n’ai toujours pas d’enfants, et je me dis que j’en aurai jamais du coup, ce qui est terrible pour moi (je précise, j ai une adénomiose qui fait que ma période de fertilité ne sera pas très grande selon ma spécialiste). Aussi, je suis cadre de la fonction publique et n’arrive pas à trouver mutation dans le sud ou vit ma famille, je me sens donc loin de tout ici, et cela me fait sombrer. Je ne sais pas quoi faire et suis hyper angoissée, enfin bref, un vrai boulet, une vraie petite ratée…
    Je commence à me dire qu’il va falloir que j’accepte cette fatalité, car même si je fais tout pour garder la tête hors de l’eau et tout faire pour m’en sortir (psy, candidature spontanée, sites de rencontres…) rien n’y fait. Je commence donc à me dire que c’est mon destin, et cela me rend si triste…

    • Yoyolado 17 mars 2014

      Bonjour Mesdammes et Messieurs. Je n’ai que 17 ans, mais d’après moi, la réalité est un amoncellement de créations humaines. Si vous souhaitez retrouver (ou trouver?) la joie de vivre, il est nécessaire d’être créatif. Tous les moyens sont bons, tant que la concrétisation de vos créations est satisfaisante à votre goût. Avant d’affronter le regard des autres, il est nécessaire d’affronter votre propre regard vis-à-vis de vous même.
      Peu être que cette phase de déprime que certains d’entre vous vivent, n’est que le Yang d’un futur Yin ;)

  7. Myriam 15 décembre 2013

    Bonjour, merci pour cet article que je trouve simplement excellent. C’est dommage qu’il n indique pas comment fixer les « bons » objectifs mais j’imagine que la reponse se trouve pour chacun de nous en nous. Dommage qu’elle ne soit pas claire..

  8. ats 21 janvier 2014

    bjr hervé
    j’ai l’impression que je n’ai pas un objectif important pour moi c’est celui de n’avoir pas pu avoir d’enfant car je suis ménopausée et jamais mariée .et qu’est ce qui peut bien consoler de çà .merci

  9. Valérie 2 février 2014

    Bonjour,
    Je m’aperçois que je n’ai pas vraiment d’objectifs depuis de longues années. En fait je n’ai jamais eu d’objectifs « smart » plutôt des rêves que je ne me sentais pas capables de réaliser parce que toujours cette fatigue (de la dépression déjà?) et ce manque de confiance en moi, de discipline (ou d’envie véritable?) pour mettre en oeuvre les actions, efforts, nécessaires. Ma mère voulait que je sache tout faire pour ne pas être laissée de coté par les autres, les gens « intéressants ». Et cela dans un contexte de grand isolement social et familial (qui perdure, je vais vers mes 50…). Il n’y avait pas la notion de plaisir à faire (comme vous le soulignez) mais slt l’impérieuse nécessité d’être reconnue et l’épée de Damoclès du risque d’exclusion posée au-dessus de moi. Un objectif par la négative, « ne pas être exclue »… Avec en plus l’impression de devoir venger ma mère de tous ses malheurs, un sac à dos bien lourd et qui ne m’appartenait pas pour se lancer à l’assaut de la vie… Du coup, 1er effondrement à 20 ans, sous couvert d’hypocondrie, de peur de mourir (de vivre en fait!). A bientôt 50 ans, très sensible au rejet et au jugement des autres, j’ai le sentiment de n’être allée au bout de rien, d’avoir vécu « petit ». Il devait me sembler, à tort, plus tolérable (au moins pour moi) de ne pas tenter que de risquer d’échouer. Rester dans le statut de l’enfant dans lequel on voyait plein de possibilités, ne pas se mettre en situation de rater, donc ne pas essayer, renoncer par avance. Ne pas risquer le rejet, l’exclusion, se mettre soi-même de coté…
    Merci pour cet article qui me fait réfléchir et me ramène au pied de mon mur.

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